Approche intégrée pour la gestion des stériles phosphatés et la réhabilitation des sites d’exploitation des gisements de phosphates au Maroc

Le projet

Maroc
Abdelaziz Smouni, Rachid Hakkou, Odile Bruneel

"Le Maroc est le troisième producteur mondial de phosphate et détient 75% des réserves mondiales (80 milliards de m3). Les phosphates sédimentaires marocains sont exploités au sein de quatre grands bassins différents les uns des autres, aussi bien par leurs superficies que par leurs teneurs. L’exploitation à ciel ouvert des de ces gisements entraine le dépôt de plusieurs millions de tonnes/an de terrains morts et de roches stériles aux abords des mines. Les stériles calcaires phosphatés générés possèdent un potentiel de neutralisation intrinsèque mais sont parfois fortement enrichis en fluor (3%) et éléments traces métalliques. ils constituent également une source de nuisance paysagère et ont une empreinte environnementale et écologique négative. Aussi, l’excavage et le déplacement des terrains, perturbent la structure et l’équilibre du sol et provoquent une détérioration de la flore et des organismes rhizosphériques qui assurent sa fertilité et sa régénération. Par ailleurs, les usines d’enrichissement du phosphate à gangue silico-carbonatée en voie humide de phosphate brut (lavage et flottation) génèrent d'énormes quantités de boues et de rejets de flottation qui sont stockés dans des bassins de plusieurs dizaines d’hectares ; ce qui constitue un grand défi de gestion pour l’exploitant. La consommation des terrains dédiés à ces bassins s’effectue avec une cadence élevée et l’amoncellement de ces sous-produits constitue un problème d’envergure en termes de stockage et de sauvegarde de l’environnement Afin de réduire l’empreinte écologique et les quantités importantes de rejets générés par les exploitations minières de phosphates, ce projet vise une approche recherche à finalité appliquée, industrielle et environnementale. Ce travail entend être le moteur d’une reconstruction environnementale et socio-économique des exploitations minières de phosphates par des activités de réhabilitation, de recyclage et de valorisation des sous-produits des mines de phosphates. Afin de permettre une meilleure applicabilité des résultats du projet sur le terrain, la recherche proposée s'appuiera à la fois sur des expérimentations en laboratoire et sur des chantiers expérimentaux. Ainsi, le projet de « ……………. » est composé de plusieurs axes de recherche visant à réhabiliter les terrains endommagés et à assurer une meilleure reconfiguration du paysage post-exploitation des zones d’activité minière. Ce projet permettra de développer de nouvelles voies de valorisation et de réutilisation des rejets. Il permettra également d’identifier et d’étudier des plantes indigènes candidates pour développer des programmes de végétalisation et phytoremédiation des terrains et des haldes à stériles issues des mines de phosphates. Ce projet répond à une problématique environnementale nationale prioritaire à savoir d’un côté l’épuisement de matériaux de construction (routes, béton, ponts,…) et de l’autre côté l’accumulation considérable de rejets miniers sur les sites d’exploitations minières sans plan de réhabilitation. . Outre les aspects environnementaux, le recyclage et la valorisation des rejets des exploitations minières de phosphates ont une grande importance dans le développement d'une économie verte, en ayant des effets directs sur la croissance économique, la création d'emplois et l’accroissement de la compétitivité de l'entreprise."

Catégorie R&D (Académique, finalisée, technologique, transfert) et pré-pendant- ou post activité minière
Académique et technologique, Post activités minières
Principles disciplines du projet
Principales disciplines : Géochimie, science des matériaux, écophysiologie, biotechnologie végétale
Principales thematiques du projet
• Etude géochimique et gestion des rejets miniers • Valorisation des boues et de rejets de flottation • Etude écophysiologie des plantes indigènes et développement de procédés de revégétalisation et phytoremédiation des sols.
Equipes chercheurs et ingénieurs (nom, prénom, institution, discipline)
  • Abdelaziz SMOUNI, Professeur Habilité Biotechnologie des plantes, Université Mohammed V de Rabat
  • Rachid Hakkou, Professeur Géosciences et Matières Premières - Gestion et Traitement des Déchets , Université Kadi Ayyad de Marrakech
  • Odile Bruneel, CR1 IRD Microbiologie de l'environnement, Laboratoire HydroSciences Montpellier
Partenaires académiques scientifiques
• Université Cadi Ayyad, FST-Marrakech • Université Cadi Ayyad, Faculté des Sciences Semlalia, • Université Mohamed V, Facultés des Sciences de Rabat • Ecole Nationale de l’Industrie Minérale de Rabat
Partenaires industriels
• Groupe OCP • Managem
Partenaires sociétés civiles
Maroc
Partenaires collectivites
Non spécifié
Duree du projet
5 ans

Valorisation du projet

Publication dans quelle revue, colloques, ateliers de restitution nationaux ou internationaux, livres, film
Non spécifié