Approche intégrée pour la gestion des stériles phosphatés et la réhabilitation des sites d'exploitation des gisements de phosphates au Maroc

Project

Maroc
Odile Bruneel, Rachid Hakou, Aziz Smouni

Avec une production de 28 Mt de phosphates en 2007, le Maroc est le 3ème producteur mondial et détient 75% des réserves mondiales (80 milliards de m3). Plus de 50 millions de tonnes /an de terrains mort et de roches stériles sont excavées chaque année dans le cadre de cette exploitation. Les stériles calcaires phosphatés ainsi générés possèdent un potentiel de neutralisation intrinsèque mais sont parfois fortement enrichis en fluor (3%) et éléments traces métalliques. Vu la teneur élevée en carbonates, ils ne présentent généralement pas une menace de pollution des eaux comme démontré par plusieurs travaux récents. Cependant, ils constituent une source de nuisance paysagère et une empreinte environnementale et écologique négative car l’excavation et le déplacement des roches, perturbent la structure et l’équilibre des sols et provoquent une détérioration de la flore et des organismes rhizosphériques qui assurent sa fertilité et sa régénération. Afin de réduire l’empreinte écologique et les quantités importantes de rejets générés par les exploitations minières de phosphates, une recherche interdisciplinaire à finalité appliquée et industrielle active doit être menée. Ce projet sera composé de plusieurs axes de recherche : 1. Intégration de la réhabilitation des terrains dans la chaine d’exploitation 2. Reconfiguration du paysage post-exploitation des zones d’activité minière 3. Valorisation des boues de lavage dans le domaine des céramiques et de briques 4. ldentification et étude des plantes indigènes pour développer des programmes de phytostabilisation des terrains et les haldes à stériles issues des mines de phosphates. La végétalisation des terrains après réhabilitation constitue l’étape ultime nécessaire pour finaliser le schéma de réhabilitation des exploitations minières de phosphates. Cette végétation constituera un outil efficace et économique pour stabiliser les terrains et réintégrer le site dans l’écosystème environnant. En effet, le couvert végétal est très efficace pour réduire l'érosion par la stabilisation du sol mais les substrats miniers sont souvent de mauvaise qualité pour permettre l’installation et la croissance des plantes. Les microorganismes peuvent fortement accélérer les processus de phytostabilisation en influençant la croissance des plantes grâce à différents mécanismes (fixation d’azote, solubilisation du fer, production de phytohormones, etc.). Ils peuvent aussi intervenir directement sur la mobilisation/immobilisation des métaux et métalloïdes dans le sol (production de sidérophores, d’enzymes, etc.) ou transformation rédox de ces éléments.

Research category
Recherche interdisciplinaire à finalité appliquée et industrielle
Main disciplines
Géochimie, étude des plantes (identification, physiologie), microbiologie
Main topics
Non spécifié
Reasearch team
  • Odile Bruneel, CR1 IRD Microbiologie de l'environnement, Laboratoire HydroSciences Montpellier
Public academic partners
• Université Cadi Ayyad, FST-Marrakech • Université Cadi Ayyad, Faculté des Sciences Semlalia, • Université Mohamed V, Facultés des Sciences de Rabat • Ecole Nationale de l’Industrie Minérale de Rabat
Private industrial partners
OCP (Office Chérifien des phosphates), MANAGEM
Civil society partners
Maroc
Public stakeholders and collectivities
Non spécifié
Project duration
5 ans

Project valorisation

Publication in which journal, colloquiums, national or international restitution workshops, books, film *
Non spécifié