Identification d’indicateurs biologiques du fonctionnement des écosystèmes miniers restaurés. Acronyme : Bioindic.

Project

Nouvelle-Calédonie
Fabian CARRICONDE

Les espèces s’éteignent aujourd’hui à un rythme supérieur à celui du bruit de fond de l’extinction naturelle et de nombreux milieux subissent les pressions exercées par les activités anthropiques. Face à ces constats, une prise de conscience internationale a émergé sur la nécessité de préserver la diversité du monde du vivant et de restaurer les écosystèmes dégradés. Dans ce contexte global, qu’en est-il de la Nouvelle-Calédonie ? La Nouvelle-Calédonie n’échappe pas à la règle. L’exploitation minière intensive, couplée à d’autres menaces, est responsable d’une forte dégradation des milieux terrestres néo-calédoniens. Depuis les années 1970, des actions de revégétalisation visant à remettre en place un couvert végétal ont été développées sur le territoire. Au cours de ces dernières décennies, les pratiques de revégétalisation ont largement évolué. Ces changements résultent en partie d’une meilleure connaissance de la biologie des espèces végétales, ainsi que de la volonté de développer des actions de restauration écologique, i.e. d’essayer de rétablir au plus proche la diversité, la structure et les fonctions des écosystèmes d’origines. La dynamique et le rétablissement de fonctions vont tout particulièrement dépendre du paysage dans lequel se situe la zone restaurée, ainsi que de la connectivité fonctionnelle (i.e. la dispersion efficace) entre les différents éléments du paysage. Dans le cadre de ce projet de recherche, nous nous proposons de comparer des écosystèmes restaurés à des écosystèmes « naturels » adjacents sur substrats ultramafiques. Cette comparaison sera réalisée au travers de divers grands modèles biologiques : les microorganismes du sol (bactéries et champignons) et les plantes, via des approches d’écologie des communautés, de génétique des populations et de l’expression de gènes fonctionnels. Il nous sera ainsi possible de développer des indicateurs biologiques de l’état d’un système restauré et de son évolution en terme de trajectoires de « récupération ».

Research category
Académique et finalisé. Post activité minière.
Main disciplines
Microbiologie, Ecologie moléculaire, Ecologie des communautés, Ecologie des semences, Génétique des populations et Ecologie de la restauration.
Main topics
Ecologie de la restauration
Reasearch team
  • Fabian CARRICONDE, Chercheur Ecologie moléculaire, Institut Agronomique néo-Calédonien (IAC)
  • FOGLIANI Bruno, Chercheur HDR Bio-écologie végétale, Institut Agronomique néo-Calédonien (IAC)
  • Maggia Laurent, Chercheur Génétique des populations et évolution, CIRAD
Public academic partners
IAC, CIRAD, UNC, IRD et Univ. Montpellier.
Private industrial partners
Via le CNRT (sociétés minières membres du CA).
Civil society partners
Aucun
Public stakeholders and collectivities
Via le CNRT (collectivités membres du CA).
Project duration
36 mois

Project valorisation

Publication in which journal, colloquiums, national or international restitution workshops, books, film *
- Exemples de revues scientifiques visées : Molecular Ecology et New Phytologist. - Après rendu final du projet, organisation d'un workshop sur la diversité, le fonctionnement et la restauration des écosystèmes miniers de Nouvelle-Calédonie.